12 janvier – 12 avril 2010 : 3 mois depuis le séisme, 3 mois c’est court et long à la fois ! Trop court pour espérer voir le bout du tunnel ! Mais si long avec les secousses qui continuent encore ici et là et qui n’aident pas à prendre le dessus … trop long pour les milliers de personnes réfugiées dans les camps, sous des abris de fortune dont l’avenir paraît bouché… Pourtant en ce temps de fêtes pascales, il est bon de pointer les petits signes d’espérance.
Ainsi, nous pouvons relever l’arrivée à la communauté de Port-de-Paix, le 8 mars, de trois jeunes
filles désireuses de cheminer avec la Sagesse. Comment ne pas s’émerveiller et rendre grâce !
Le Seigneur appelle et des jeunes filles osent risquer l’aventure de la vie religieuse malgré la
conjoncture difficile. Déjà le 2 février, en pleine tourmente, sr Marie Chantal renouvelait sa
profession religieuse sur la cour de la maison provinciale à Pétion-Ville : Acte de foi et d’abandon
pour elle qui portait et vivait la perte de dix membres de sa famille lors du séisme!
A Port-au-Prince, nos soeurs et les professeurs de nos écoles (de même que d’autres écoles) ont pu
bénéficier – entre le 18 mars et 4 avril - de l’aide des psychologues de l’ATOP (Association for Trauma Outreach and Prevention) venus des Etats-Unis et du Canada afin d’aider les rescapés.
Finalement, l’Institut Montfort, l’Institution du Sacré-Coeur de Turgeau et Maria Goretti ont démarré sous des tentes, les lundi 5 et mardi 6 avril, l’accueil de leurs élèves ; ceux de Maria Goretti se retrouvant sur le site du Sacré-Coeur et ceux de Montfort à Santo. Les établissements St Joseph et Sr Etienne ont partiellement redémarré. Par ailleurs, nous savons combien le réseau des Etablissements Sagesse de France, d’autres écoles et d’Associations, de personnes connues et inconnues, ne nous oublient pas. Ils continuent leur mobilisation et nous soutiennent de leurs prières. Qu’ils trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.
Ainsi, à travers tout ceci, et en essayant de revivre ces jours-ci la joie des apôtres et des disciples de Jésus au lendemain de la Résurrection, nous ne pouvons que faire confiance au Dieu de la Vie même si la route est encore longue et les défis énormes.
